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460-379
av JC : "L'intuition d'Hippocrate"
Le philosophe Aristote pense que le cerveau sert à refroidir
le sang, le savant grec Hippocrate déclare que cet organe
est impliqué dans l’intelligence. |
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130-200
: En observant
les gladiateurs
Galien, médecin des gladiateurs,
distingue deux grandes parties dans le cerveau : le cerveau,
responsable des sensations et le cervelet, juste sous le cerveau,
centre de commande des muscles. On découvrira plus tard
que si le cervelet participe bien à la coordination des
mouvements, c’est de certaines zones du cerveau (le cortex
moteur et pré-moteur) que partent les ordres destinés
aux muscles.
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1628-1694
: Des cellules dans la tête
Un anatomiste italien, Marcello Malpighi, démontre l’existence
de cellules dans le cortex, la couche la plus externe du cerveau. |
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1786
: De
l’électricité dans le corps
Le médecin et anatomiste italien Luigi Galvani découvre
que l’influx nerveux qui parcourt les nerfs est de nature
électrique.
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1808 : Le cortex révélé
Bravo ! Le physiologiste allemand Franz Josef Gall redore le
blason du cortex, la couche la plus superficielle du cerveau.
C’est lui qui est responsable de toutes nos facultés
mentales (pensée, volonté, etc.). Mais ça
se gâte lorsqu’en 1808, Gall publie sa théorie
des bosses (une science baptisée “phrénologie”).
Il divise la surface du cerveau en 27 régions, responsable
ici de l’instinct de reproduction, là du penchant
au meurtre, du talent de la peinture, de l’amour de l’autorité
ou du don pour les mathématiques (la fameuse bosse des
maths). Gros succès populaire. Mais sur le plan scientifique,
Gall se trompe : les zones du cortex ont bien des tâches
différentes (langage, mouvement, analyse des sons…)
mais elles ne sont pas aussi précises… |
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1811 : Moteur
!
L’anatomiste et chirurgien écossais
Charles Bell distingue dans le cortex des régions spécialisées
dans l’analyse des sensations (les aires sensitives) et
d’autres spécialisées dans l’élaboration
de mouvement (aires motrices).
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1817 :
la “paralysie agitante”
Le médecin anglais James Parkinson décrit pour
la première fois la “paralysie agitante”,
où le patient tremble au repos, a des mouvements très
lents et les membres d’une grande rigidité. On
appellera bientôt cette pathologie maladie de Parkinson.
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1865
:
La cellule mise à nu
Dans un ouvrage publié après sa mort, le jeune
médecin allemand Karl Deiters livre l’anatomie
de la cellule nerveuse. Elle possède deux types de prolongements
: les petites dendrites et le long axone. C’est une belle
découverte : jusqu’alors on pensait que le cerveau
était composé d’un côté des
cellules et de l’autre de fibres, indépendantes
les unes des autres.
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1889 : La cellule bavarde
Le fonctionnement de la cellule nerveuse commence à être
élucidé. Ramon Y. Cajal, un biologiste espagnol
comprend que les prolongements de la cellule nerveuse, dendrites
et axone, lui permettent d’être connectée
à ses congénères et d’agir sur elles.
Il repère les premières synapses, sans les nommer.
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1895 et 1897 : Baptème
Les éléments du cerveau prennent un nom de baptême
: la cellule nerveuse est appelée neurone par l’allemand
Wilhem von Waldeyer et la connexion entre les cellules, synapse,
par Charles Scott Sherrington. Ce neurologue anglais regrettera
immédiatement de l’avoir dénommé
ainsi. Il aurait finalement préféré baptisé
cette structure “syndesme”. on a eu chaud.
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1901 : Agent secret
Le premier neuromédiateur, l’adrénaline,
est découvert. Il permet à certains neurones de
communiquer entre eux.
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1909 : La carte au trésor
L’Américain Harvey Cushing et le Canadien Penfield
dressent une carte des aires du cerveau et de leur rôle.
Comment ces explorateurs s’y sont-ils pris ? Ces neurchirurgiens
ont profité des opérations du cerveau qu’ils
réalisaient sur certains malades. Avec la permission
des patients et une patience d’ange, ils ont stimulé
électriquement les différentes parties du cortex
et analysé les réactions qui en découlaient.
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1952 : La disparition
L a dopamine est découverte. Il s’agit
d’un neuromédiateur, c’est-à-dire
une molécule qui permet aux neurones de communiquer entre
eux. Dans la maladie de Parkinson, les neurones qui fabriquent
cette substance dégénèrent. Et c’est
ce manque de dopamine qui provoque les symptômes de cette
affection : tremblements, rigidité, etc.
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1969 : Une solution
On trouve enfin une façon de soigner les malades de Parkinson
: le traitement à la L-dopa ou dopathérapie. Dans
le cerveau, la L-dopa se transforme en dopamine et permet de
rétablir certaines fonctions chez le malade. Hélas,
ce traitement n’est pas la panacée. Son effet s’épuise
au fil du temps.
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1993 : Une nouvelle piste
Marc Peschanski et Marc Savasta réalisent à l’Hôpital
Henri Mondor la première greffe française de neurones
foetaux, dans le cerveau d’un malade de Parkinson. L’idée
est de remplacer les neurones à dopamines mourant par
des cellules nerveuses toutes neuves. Les personnes opérées
ont vu une amélioration de leur état.
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1993 : L’homme à
pile
A partir d'une découverte faite en 1987, l’équipe
de Alim-Louis Benabib et Pierre Pollak (INSERM) met au point
un nouveau traitement contre les symptômes de la maladie
de Parkinson : l’électrostimulation profonde. Des
microélectrodes, reliées à une pile, sont
placées à demeure dans une zone du cerveau qui
intervient dans la commande des muscles. La rigidité
et la lenteur des mouvements diminuent très nettement.
Mais le traitement est coûteux : 30 000 euros.
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