Contre la mort seule, il (l’homme) n’aura jamais de charme permettant de lui échapper, bien qu’il ait déjà su contre les maladies les plus opiniâtres imaginer plus d’un remède (…).
Sophocle (442 avant J.C.), Antigone.

Certains prédisent que dans l'avenir on dépistera chez tous les embryons un grand nombre d'anomalies génétiques et de prédispositions à des maladies ou des handicaps. Les parents pourront alors choisir de ne pas garder le bébé et ainsi il ne naîtra plus d'enfants handicapés ou susceptibles d'être atteints d'une maladie héréditaire ou génétique. Ce choix n'est évidemment pas imposé par les scientifiques mais plutôt par des considérations morales, philosophiques, religieuses, sociales, élaborées en fonction d'une certaine "normalité". C'est l'idée du bébé "zéro défaut", parfaitement normal. Mais qu'est-ce que la normalité? Est-ce plaire au plus grand nombre comme dans le Loft ? Cette sélection peut conduire à l'eugénisme, c'est-à-dire l'utopie de modifier l'espèce humaine.

Dauphiné Libéré,
16 janvier 2001.
Premier " bébé à la carte "

C’est le " Guardian ", qui révèle l’information : un couple britannique, qui est allé suivre aux Etats-Unis un traitement pour que le système immunitaire de leur futur enfant soit compatible avec celui de leur garçonnet leucémique, va bientôt donner naissance au premier " bébé à la carte " dans ce pays. " Si notre fils malade venait à mourir, nous pourrons au moins nous regarder en face et nous dire qu’il y avait quelque chose à faire et que nous l’avons fait ", a expliqué la maman.

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